Élimination de la transpiration excessive par la toxine botulique

Ça vaut en la peine 97% Ça vaut en la peine Basé sur 39 témoignages de patients

L’hyperhydrose, production excessive de sueur par les glandes sudorales, entraine un retentissement physiologique et social important. Le traitement de cette pathologie par antisudoraux locaux ou ionophorèse est le plus souvent inefficace. Le traitement par toxine botulique de l’hyperhydrose axillaire est efficace, l’effet débute le troisième jour et dure 6‐10 mois. Si ce traitement est parfaitement codifié, le traitement de l’hyperhydrose palmaire, plantaire et localisée reste à évaluer.

Indications

Les injections peuvent être réalisées sur toute partie du corps, mais généralement on traite les aisselles, les paumes et les plantes des pieds. La toxine botulique est utilisée depuis plus de dix ans pour le traitement de l’hyperhydrose pour des pathologies médicales (syndrome de Frey, syndrome de Ross….), ce traitement est sans danger.

Déroulement de l’opération

Le mécanisme d’action de la toxine botulique est le suivant: blocage des terminaisons nerveuses qui activent les glandes sudoripares.

Un examen médical préalable élimine les causes d’hypersudation secondaires à des pathologies qu’il faudra traiter car ils sont responsables de l’hyperhydrose.

Il faut arrêter les traitements locaux dix jours avant la séance.

Préalablement au traitement, on visualise la zone à traiter par le test de Minor Starch, qui consiste à appliquer sur la zone d’hyperhydrose une préparation à base d’iode; puis de la poudre d’amidon est ensuite appliquée, permettant de visualiser en gris noir les zones d’hyperhydrose. En pratique, avec un peu d’expérience, on se passe de ce test.

On délimite les bords de la zone d’hyperhydrose avec un crayon dermographique, puis on divise la zone en carrés de 1,5‐2 cm pour obtenir des sites d’injection équidistants, on réalise les injections (qui seront intradermiques) au niveau des points qu’on a marqué.

On injecte deux flacons, un de chaque côté.

hyperhydrose botox

Les effets ne sont pas permanents, durent en moyenne huit mois, le traitement est donc à répéter dès que l’effet disparaît.

Convalescence

Il n’y a pas d’éviction sociale.

Il faut éviter sauna, hammam, sport intensif et chaleur intense les 24 heures suivant l’injection.

Effets après l’opération

L’effet de la toxine commence trois jours après l’intervention et est maximale sept à dix jours après. Dans une étude clinique menée par le laboratoire Allergan, la transpiration est réduite de 83% une semaine après le traitement et 95% des patients ont une réduction de la sudation de 50%.

Complications

Ce traitement ne présente pas de danger ni de complications particulières s’il est réalisé par un praticien formé et qui respecte les doses.

Les effets indésirables rares et réversibles sont :

  • rougeurs localisées aux points d’injection disparaissant en un, deux jours.
  • quelques petits hématomes.
  • une sensation de légère tension au niveau de la zone traitée.
  • des maux de tête persistant quelques heures.

Contre‐indications

Les contre‐indications sont celles de la toxine botulique:

  • grossesse et allaitement
  • pathologies neuro‐musculaires ou neurologiques, comme la myasthénie, le syndrome de Lambert‐Eaton…
  • allergie connue à la toxine botulique de type A ou à l’oeuf (le produit contient de l’albumine)
  • prise de traitement anti‐coagulant, d’anti‐inflammatoire récent (< 7 jours),
  • troubles de la coagulation
  • l’association à des antibiotiques de la classe Aminosides est déconseillée car ces derniers augmentent l’effet de la toxine
  • troubles psychologiques

Sommaire et conclusion

Si la transpiration est indispensable pour le maintien de la température corporelle, l’hyperhydrose est un phénomène inutile et cause une gêne sociale. Les traitements locaux sont souvent inefficaces, et le recours à des actes drastiques comme la chirurgie n’est plus nécessaire. Le traitement ambulatoire à base de toxine botulique permet d’inhiber l’activité des glandes sudoripares pendant huit mois, il peut être répété quand l’effet disparait, sans conséquences négatives sur la santé.

publié: 19.01.2016