Labiaplastie (nymphoplastie)

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La nymphoplastie ou labiaplastie de réduction est l’intervention qui consiste à réduire les petites lèvres qui dépassent par rapport aux grandes lèvres soit des raisons esthétiques et/ou physiques. C’est la première intervention de chirurgie intime que demandent les patientes actuellement. C’est une intervention simple qui peut être pratiquée sous anesthésie locale mais dont il faut avoir la parfaite maitrise car elle implique la vie sexuelle future de la patiente.

Définition de la labiaplastie

En France on utilise souvent le terme de nymphoplastie ayant mauvaise connotation en rapport avec les Nymphes (nymphéa) qui dans mythologie Grecque protectrices des eaux. La labiaplastie ou nymphoplastie est donc l’intervention qui permet de réduire les petites lèvres qui peuvent être hypertrophiques et gênantes quand elles dépassent les grandes lèvres. Cette hypertrophie survient en général dès l’adolescence et ainsi des jeunes filles de moins de 15 ans sont déjà demandeuses de correction. Parfois c’est après un amaigrissement, une grossesse ou bien avec l’Age que l’hypertrophie s’accentue et devient gênante pour la patiente. La gêne est généralement mixte à la fois physique et esthétique.

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Les femmes sont gênées au niveau esthétique surtout depuis que l’épilation est devenu courante car elles découvrent et comparent leur anatomie par rapport à autres femmes (salle de sport, sauna, film X…).

La gêne est aussi physique lors du port de vêtements ou sous-vêtements : jeans très serrés, string, sport type vélo et équitation et surtout lors des rapports sexuels qui deviennent douloureux.

C ‘est une chirurgie intime très importante dont il faut avoir conscience de l’handicap qu’elle provoque chez de nombreuses femmes. Certaines vivent un véritable complexe, parfois depuis l’adolescence empêchant toute vie amoureuse. Ainsi le facteur psychologique engendré par cette hypertrophie est majeur surtout chez les plus jeunes qui rentrent souvent dans leur vie sexuelle par la vision pornographique d’une vulve « normale ».

Anatomie

La vulve de la femme qui délimite l’entrée du vagin est constituée (voir schéma) du capuchon du clitoris en haut d’ou naissent les petites lèvres qui se terminent au niveau de la fourchette vulvaire en bas. Les grandes lèvres sont plus ou moins volumineuses bordent les petites. Les petites lèvres sont dépourvues de poils, mais il y a nombreuses glandes sébacés et une grande richesse de nerfs ce qui les rend très sensibles.

Les petites lèvres (labia minora) changent considérablement dans la taille et la forme. Elles ne sont pas habituellement très visibles chez certaines femmes, en particulier qui n'ont pas eu d’accouchement, alors que chez certaines l’hypertrophie peut dépasser les 5 cm.

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Anatomie de la vulve

L'extrémité antérieure des petites lèvres se divise en deux replis qui coiffent en avant, le clitoris pour former le prépuce clitoridiens (ou capuchon du clitoris), et qui se fixent en arrière sur clitoris pour former le frein du clitoris. L'extrémité postérieure des petites lèvres se réunissent en arrière de l'orifice vaginal pour former la fourchette vaginale.

L’intervention

En France cette intervention est considérée comme chirurgie réparatrice et il existe un code CCAM de remboursement (QEMA013) de la CPAM. Il est préférable d’attendre la majorité pour faire cette intervention mais parfois avec l’accord des parents, du gynécologue, on peut faire une réduction chez une mineur qui présente une hypertrophie importante avec une gêne importante physique et psychologique.

La technique : la labiaplastie de reduction

Il existe de très nombreuses techniques pour réduire les petites lèvres. La technique dite longitudinale consiste à retirer l’excès de peau qui dépasse les grandes lèvres en coupant le sommet de la lèvre (figure 1) comme si on « couper des cheveux » suivant toute la longueur de la petite lèvre. Cette technique est simple et rapide mais elle ne conserve pas l’anatomie normale de la lèvre puisqu’elle la décapite. Dans certains cas si la réduction est trop importante, on obtient une amputation des petites lèvres (nymphectomie) qui n’est absolument pas souhaitable.

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D’autres techniques proposent de réduire la petite lèvre avec une découpe en zigzag ou un V postérieur ou bien en réduction à l’intérieur de la lèvre elle-même.

La technique de plastie en V : En chirurgie réparatrice on pratique des plasties en V pour réduire l’excès de peau et des plasties en Y pour agrandir. La plastie en V permet donc de réduire les petites lèvres tout en conservant la forme et l’aspect normal de la lèvre. Elle permet des réductions moyennes ou faibles mais elle est parfois insuffisante pour les très grandes hypertrophies et une réduction avec deux V dites plastie V-V est utile (technique du Dr BENADIBA : figure 3).

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Technique V-V : Dr BENADIBA

Déroulement

L’intervention dure entre 45 mn et 1h et se déroule en hospitalisation ambulatoire (entrée et sortie le jour même).

Pratiquée sous anesthésie locale le plus souvent, L’intervention se déroule au bloc en clinique ou à l’hôpital. Pour le confort des patientes, on utilise une crème anesthésiante avant de faire l’anesthésie avec une aiguille extrêmement fine rendant l’injection indolore.

Les suites opératoires

Les suites sont simples si les règles d’hygiène et de prudence élémentaires sont respectées.
Peu ou pas douloureuse, la sensation est celle de brulures plus que de véritables douleurs, dans la majorité des cas des calmants simples (paracétamol) suffisent pendant quelques jours.

Des soins de désinfection locale sont à faire jusqu’à la chute des fils résorbables vers le 21e jour. Les douches sont autorisées, en revanche, les rapports sexuels et l’usage de tampons périodiques sont interdits pendant une durée de 4 à 6 semaines suivant la cicatrisation.

La prise en charge

La demande est le plus souvent esthétique et dans ce cas un devis précis est réalisé à la première consultation. Dans de certains cas (hypertrophie majeure) la nymphoplastie est considérée comme chirurgie réparatrice. Dans ces cas, l'intervention est partiellement remboursée par l'assurance maladie avec le code CCAM: JMMA005 (46.48 €).

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Les complications possibles sont rares

  • Surtout Lâchage des sutures : partielles ou totales possible surtout en cas de traumatismes qui nécessite une reprise dans 10% des cas (pas avant 2 mois).
  • Retard de cicatrisation qui allonge les suites opératoires (aggravé par le tabac).
  • Infection locale sont très rares
  • Hématome et hémorragie sont rares si bonne hémostase
  • L’ablation totale (nymphectomie) n’est pas réparable

Conclusion

La labiaplastie est l’intervention la plus demandée en chirurgie intime. De nombreuses femmes sont gênées depuis leur adolescence soit esthétiquement soit physiquement. C’est une intervention simple mais qui une grande importance dans la vie d’une femme c’est pourquoi elle doit être réalisée dans les meilleurs conditions chirurgicales et par des praticiens formés à ces techniques.

publié: 11.05.2016

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