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Rhinoplastie (chirurgie du nez)

mise à jour: 14.09.2010
 

Une rhinoplastie est réalisée sous anesthésie générale ou locale et en l’absence de complications dure de 1 à 2 heures. Les parties cartilagineuses et osseuses sont remodelées. Après l’intervention, le nez est placé dans un plâtre pour une durée de 7 à 14 jours et des petites mèches grasses prévenant les saignements sont laissées 3 à 4 jours dans les narines. Une journée d’hospitalisation est requise. Durant la période postopératoire des enflures et des ecchymoses marquent souvent le visage.

Qu’est-ce qu’une opération de chirurgie esthétique du nez (rhinoplastie)?

Une opération esthétique du nez ou rhinoplastie constitue l’une des interventions de chirurgie esthétique les plus fréquentes mais également les plus complexes d’un point de vue technique. Elle peut se pratiquer à tout âge, dès la fin du développement du nez. Une telle opération vous permet d’accroître ou de diminuer la taille du nez, de remodeler la pointe du nez, les cloisons nasale ou les narines. La chirurgie esthétique permet de raccourcir ou de rallonger un nez. Dans la plupart des cas il est procédé à une intervention complexe visant à rectifier une asymétrie du nez.

Opération

Types d’intervention

  • Intervention réalisée avec la technique fermée

  • Intervention réalisée avec la technique ouverte

  • Rhinoplastie secondaire

Technique fermée:

Une rhinoplastie peut être effectuée par des incisions faites à l’intérieur du nez. Dans ce cas les cicatrices se trouvent à l’intérieur du nez est en conséquence ne sont pas visibles.

Technique ouverte:

Le deuxième type d’intervention a recours a une technique dite ouverte. Le chirurgien réalise une incision en travers de la columelle (le pilier séparant les deux narines). L’incision n’est pas droite mais en forme de W. La cicatrice est visible mais très discrète.

Avantages et désavantages de la technique ouverte

La technique ouverte est plus fréquemment utilisée en raison du fait qu’elle offre un meilleur accès et permet d’effectuer plus facilement le remodelage. Elle est également utilisée dans les cas d’intervention nécessitant la pose d’une prothèse (ajout de tissu). L’un de ses désavantages est la présence plus longue d’enflures et la visibilité de la cicatrice. Le recours à cette méthode fait l’objet de nombreux débats. Elle est principalement utilisée par les chirurgiens lors de rhinoplastie secondaire (intervention pour améliorer les résultats d’une première rhinoplastie).

  • Opération de la partie molle du nez

  • Opération de la partie dure du nez

  • Septoplastie

Le nez est composé d’une partie osseuse et d’une partie cartilagineuse. Dans les cas où le chirurgien ne remodèle que la forme des cartilages et la peau les entourant, l’intervention consiste en une opération de la partie molle du nez.

OPÉRATION DE LA PARTIE MOLLE

La paroi latérale du nez est formée de l’os nasal, du cartilage latéral supérieur et du cartilage latéral inférieur. Les incisions sous les cartilages, entre les cartilages et dans les cartilages font partie des incisions les plus courantes effectuées dans le cadre d’une opération de la partie molle du nez.

OPÉRATION DE LA PARTIE DURE DU NEZ

Une opération de la partie dure du nez est liée à une intervention sur les parties osseuses du nez. La septoplastie a un statut particulier parmi ce type d’opérations. Elle consiste uniquement à redresser la cloison nasale et hors du cadre de la chirurgie esthétique est également pratiquée par les services ORL (oto-rhino-laryngologie).

Le chirurgien décide également de l’opportunité de combiner deux interventions de chirurgie esthétiques. Dans la plupart des cas il n’est pas recommandé d’effectuer dans un même temps deux interventions de chirurgie plastique dans la région du visage. Cette partie du corps est en effet particulièrement sujette aux enflures, ce qui pourrait entraîner des complications ultérieures.

Opération de la pointe du nez : c’est l’intervention de rhinoplastie la plus difficile

  • Si notre objectif est de réduire la hauteur de la pointe du nez, nous retirons la partie centrale du cartilage latéral inférieur.

  • La réduction de l’écart entre les narines est effectuée en enlevant une partie du cartilage latéral inférieur.

  • Si les narines sont trop gonflées, une courbure adéquate peut être obtenue par de minuscules incisions et sutures.

  • Des greffons de cartilage peuvent être également utilisés pour combler des parties manquantes.

  • Le chirurgien rehausse la pointe du nez en rapprochant par une suture les deux cartilages latéraux inférieurs.

  • Opération d’un nez large : dans le cas d’une largeur partant de la racine du nez, l’unique technique disponible consiste à retirer une partie de l’os dans la région de la pointe du nez.

Opération d’une bosse du nez (gibus) : le chirurgien s’attache en premier lieu à décoller la peau sur l’arrête nasale et les muqueuses des cloisons nasales aux moyens de certaines incisions possibles telles que : une incision sous le cartilage latéral inférieur ou en travers de la columelle. Dans un second temps, il effectue une incision à l’intérieur de la narine au niveau du cartilage latéral inférieur afin d’accéder à l’espace entre la peau et l’arrête nasale. Il procède à l’ablation de la bosse au moyen d’un ciselet. Dans certains cas, les tissus ainsi prélevés sont utilisés pour remodeler l’arrête nasale. Il faut ensuite fixer cet implant de tissu au moyen d’une colle spéciale, microvis ou suture. Parfois la pose sur le nez d’une attelle de maintien et de protection en plâtre  est suffisante pour prévenir une dislocation. Pour les petites aspérités, il suffit de râper l’os.

Septoplastie: en ce qui concerne les voies d’accès, la technique ouverte comme la technique fermée peuvent être utilisées. Une septoplastie est une intervention difficile. L’un des types de septoplastie consiste à fracturer la partie osseuse de la paroi nasale pour la remodeler (elle est ensuite fixée au moyen de mèches ou d’autres accessoires). Moins fréquemment, cette intervention est réalisée par la mise en place d’un implant formé d’un cartilage modelé hors du nez. La méthode la plus simple consiste à effectuer de petites incisions permettant à l’aide de mèches de reformer la paroi. Il est facile de procéder également à l’ablation des excroissances et bosses logées sur la paroi nasale.

Raccourcissement du nez et redressement vers le haut de la pointe du nez : Ce résultat est atteint en effectuant une résection (retrait) du bord antérieur du septum (cloison nasale cartilagineuse).

Opération d’un nez bougeant lors de mimiques : De petits muscles mimiques reliés aux cartilages nasaux sont responsables de ces mouvements. Le mouvement du nez est tout à fait physiologique, toutefois dans certains cas le muscle est trop court ce qui entraîne une mobilité excessive. Nous procédons à l’élimination de ce mouvement en effectuant une incision interne à travers le cartilage latéral inférieur au point de fixation du muscle. Nous effectuons également une incision sur le second muscle tirant la pointe du nez vers le bas en passant par la cavité buccale entre la gencive et la lèvre.

Autres: les tissus osseux enlevés peuvent servir au remodelage et à la réduction d’un nez. Le modelage de la jonction entre le front et la pointe du nez peut être renforcé par une résection oblique des tissus osseux de la paroi nasale latérale. La réduction du nez est une opération complexe nécessitant une résection de tissus osseux du septum et des parois nasales latérales.

Rhinoplastie secondaire

Il s’agit d’une opération de rhinoplastie effectuée sur un patient ayant déjà subi une ou plusieurs opérations de ce type auparavant. Le tissu ayant déjà été modifié une ou plusieurs fois, cette nouvelle intervention comporte des risques importants, dont notamment une irrigation insuffisante du tissu. La règle en vigueur parmi les chirurgiens plasticiens est de ne pas réopérer moins d’un an après l’intervention précédente. Lors d’une rhinoplastie secondaire nous nous efforçons d’effectuer le moins de réductions possibles en raison du fait que les tissus se régénèreront plus difficilement. Dans le cadre de cette procédure, nous intervenons le plus souvent sur des nez dit en bec de perroquet, nez épatés, nez en trompette, nez avec des ailes narinaires creuses, une arrête nasale affaissée.

Nez dit en bec de perroquet: résulte d’une multiplication des tissus durant la période postopératoire suivant une rhinoplastie.

Solution: Ablation des tissus

Nez épaté: résulte d’une résection excessive du septum ou du cartilage latéral inférieur.

Solution: mise en place de tissus transplantés.

Nez en trompette: résulte d’une résection d’une plus grande partie des tissus osseux du nez.

Solution: si le profil et la forme du visage le permettent nous réduisons la pointe du nez. En cas de déformation trop importante nous effectuons une transplantation.

Ailes narinaires creuses: résultent d’une réduction de la face externe du cartilage latéral inférieur.

Solution: On ne peut éviter une transplantation de l’oreille ou du septum.

Affaissement de l’arrête nasale: comme dans le cas d’un nez dit en bec de perroquet, cette anomalie résulte d’une résection d’une plus grande partie des tissus osseux du nez ou parfois d’une trop grande retouche de la structure de l’arrête.

Solution: plus complexe que dans le cas d’un nez en forme de bec de perroquet.

Anesthésie

Les opérations du nez sont presque toujours réalisées sous anesthésie générale. Une anesthésie locale peut être pratiquée selon l’importance de l’intervention, vos préférences personnelles et celles de votre chirurgien. Dans le cas d’une anesthésie locale, le nez est insensibilisé par une injection et durant l’opération vous ne ressentirez aucune douleur. L’intervention peut toutefois être selon les personnes plus ou moins désagréable. Dans le cas d’une anesthésie générale vous dormirez durant toute la durée de l’opération. Il est généralement demandé de ne pas boire manger ou fumer durant les six heures précédant une anesthésie générale et il est probable que vous passerez en clinique la nuit suivant l’opération.

Déroulement d’une opération de rhinoplastie

Une rhinoplastie dure généralement de une à deux heures, les interventions plus complexes peuvent être plus longues.

Lors d’une opération classique, il est procédé au décollement de la peau du nez, au retrait partiel ou remodelage des cartilages latéraux inférieurs et du cartilage septal, à l’ablation d’une bosse nasale et à une réduction du tissu osseux du nez, si nécessaire. Le chirurgien peut placer un greffon sur les tissus afin d’obtenir une forme parfaite correspondant aux objectifs esthétiques définis avec le patient. Les greffons sont le plus souvent créés avec les propres tissus du patient, les plus appropriés étant ceux dont la structure et la couleur se rapprochent le plus des tissus nasaux du patient.  Pour remplacer des tissus cartilagineux on utilise le plus souvent les cartilages de la paroi nasale ou de l’oreille et exceptionnellement des cartilages costaux. La peau autour du nez est très tolérante et des incisions stratégiques permettent d’assurer un résultat optimal. Une fois remodelé, le nez est placé dans un pansement modelant et une attelle en plâtre. Des mèches sont introduites dans les narines pour limiter les saignements. Une fois le nez méché le patient ne peut plus respirer que par la bouche.

Êtes-vous un bon candidat pour une rhinoplastie ?

Les meilleurs candidats sont ceux qui considèrent cette intervention comme un moyen d’améliorer leur apparence. Si vous êtes sain de corps et d’esprit et avez des attentes réalistes vous pouvez être un candidat adéquat pour une rhinoplastie. Une plastie nasale est généralement réalisée dans le but d’améliorer l’aspect esthétique d’un nez, de reconstruire ou d’enlever des malformations congénitales (fentes, difformités ou obstruction nasale causant des difficultés respiratoires). L’âge du patient est un facteur devant être pris en considération pour une plastie nasale. Une rhinoplastie ne devrait pas être réalisée sur un patient dont le développement et la croissance ne sont pas terminés. Chez les hommes la fin de cette croissance survient vers 18 ans, chez les femmes vers 16 ans. Aucun âge maximal n’est défini. Tout dépend de la qualité de la peau qui commence à se dégrader à partir de 35 ans. Une peau grasse et très poreuse se régénère plus difficilement. La rhinoplastie n’est pas recommandée aux personnes chez lesquelles une plaie laisse généralement une importante cicatrice. Le chirurgien ne procèdera pas non plus à une rhinoplastie si vous êtes atteint d’une maladie hémogénique ou de thromboses (obstruction des veines ou des artères) ou si vous avez des antécédents familiaux de telles maladies. La prise de médicaments peut toutefois permettre d’améliorer l’état d’un patient et rendre possible une rhinoplastie. Des interventions chirurgicales importantes ne sont pas recommandées dans le cas de personnes ayant des problèmes médicaux internes.

Avant une rhinoplastie

Lors de votre premier rendez-vous avec votre chirurgien, celui-ci vous expliquera en détail le déroulement de l’opération, examinera votre cas personnel et discutera avec vous des possibilités d’intervention  et sélectionnera la plus appropriée. Cette étape de la préparation est fondamentale. Vous et votre chirurgien devez avoir une discussion très ouverte et vous efforcer de vous entendre sur le résultat final. De nombreux services utilisent des programmes informatiques de modelage (morphing informatique) ou travaillent avec des photos. Une chirurgie nasale a en effet un impact sur l’aspect de votre visage et vous devez être préparée à un tel changement. Le chirurgien doit tenir compte des rapports de la pyramide nasale avec les autres parties du visage. Les modifications importantes de la forme du nez sont généralement accompagnées de retouches de la mâchoire et  du menton.

Lors d’une analyse du visage, les rapports suivants sont étudiés :

  • Angle naso-frontal (jonction entre le front et l’arrête nasale ; un angle zéro correspond à un « profil grec ».

  • Arrête du nez: nous examinons sa fluidité et sa symétrie. Un nez masculin présente une arrête droite légèrement bombée. Un nez féminin a une inclinaison inverse.

  • Largeur de la racine du nez: la largeur idéale est de 2 à 4 mm inférieure à celle des ailes nasales.

  • Évaluation de la pointe du nez: le paramètre de base est la symétrie des narines, leur envergure, et le type de peau. Nous examinons également la taille de la pointe par rapport à la racine du nez. On évalue la jonction de l’extrémité et de la pointe du nez, celle-ci devrait être sans interruptions, fluide.

  • Angle naso-labial (jonction du nez avec la lèvre supérieure): les différences entre les nez masculins et féminins sont importantes en ce domaine : chez les hommes cet angle est de 90-100° tandis que chez les femmes il varie entre 100-110°

  • Axe du nez

  • Qualité de la peau

  • Fonctions du nez: respiration, odorat, résonance des sons. Le nez joue également le rôle de « pare-chocs » élastique.

Assurez vous de bien indiquer à votre chirurgien toutes les opérations et toutes les blessures subies par votre nez dans le passé (proche ou lointain). Vous devez également informer votre chirurgien de tout problème respiratoire dont vous souffrez. Il est présumé que vous n’avez pas contracté de maladie aiguë juste avant la date prévue de l’opération (virus, refroidissement etc.). Notifiez immédiatement toute maladie à votre chirurgien. Il vous sera demandé de vous soumettre à un examen préopératoire. Si vous utilisez des médicaments type warfarin, aspirine ou autre produits contre les infections, vous devriez en arrêter la prise au moins une semaine avant l’opération. Consultez bien sûr votre médecin traitant afin qu’il vous indique si vous devez les remplacer par d’autres médicaments qui ne compliqueront pas la procédure de rhinoplastie. Vous devriez réduire votre consommation de cigarettes durant les deux semaines précédant l’opération et durant votre convalescence. Dans le cadre de votre préparation à cette chirurgie mammaire, n’oubliez pas de vous assurer les services de tierces personnes pour vous reconduire à votre domicile après l’opération et si nécessaire, vous  assister dans vos tâches ménagères et familiales.

Après votre rhinoplastie

Juste après votre intervention une attelle de protection et de fixation sera placée sur votre visage. Elle est retirée en général 7 à 14 jours plus tard, suivant le type de procédure réalisée. Cette attelle est encore portée la nuit par le patient pendant environ un mois. Le patient passe la première nuit après l’opération dans la clinique. Le troisième ou quatrième jour il y retourne pour un changement des pansements et l’enlèvement des mèches placées dans les narines. Si des fils de suture non absorbables ont été utilisés au cours de l’opération, ils sont retirés entre le 7ième et le 9ième jour après l’opération. Durant les premiers jours suivant l’intervention, vous noterez des enflures plus ou moins importants sur votre visage, notamment autour des paupières. Celles-ci s’aggravent généralement en cas de brusques sauts de température. Des ecchymoses apparaissent également souvent sur le visage. A l’aide de  compresses froides vous pourrez rapidement faire disparaître ces gênes passagères. Certaines petites enflures peuvent toutefois perdurer quelques semaines ou mois. Vous pourrez également avoir pendant un certain temps la sensation que votre nez est bouché, sensation causée par une enflure  de la muqueuse nasale. Il est recommandé de ne pas se moucher durant la première semaine suivant l’opération. Les patients ne se plaignent pas généralement de douleurs aiguës. Ils accélèrent eux-mêmes le processus de guérison au moyen de massages par pression. Ce type de massage joue un rôle de prévention contre les complications postopératoires. Votre chirurgien vous montrera comment effectuer ces massages après votre opération. Généralement ils doivent être répétés trois fois par jour. Ils consistent à exercer dix pressions de 30 secondes sur les régions du nez opérées. Chaque patient choisit individuellement son type de massage en fonction de l’intervention qu’il a subie. La plupart des patients sont en état de reprendre leurs activités professionnelles dès le retrait de l’attelle en plâtre, soit après environ deux semaines. Il n’est pas recommandé de faire d’efforts physiques importants durant les trois premières semaines suivant l’opération. Les jeux de ballon comportant un risque de blessure du nez sont particulièrement dangereux. Un nez ayant subi une rhinoplastie n’est définitivement formé qu’un an après l’opération. C’est pourquoi il est conseillé de ne pas pratiquer de sports de ballon, la boxe et d’autres sports de combat avant que les résultats de l’opération ne soient stables. En été le patient ne devrait pas s’exposer au soleil au moins pendant les trois premiers mois suivant l’opération. Une telle exposition pourrait en effet créer une pigmentation peu naturelle sur le nez. En hiver le nez est plus prédisposé aux gelures.  Dans certaines cliniques on utilise des compléments nutritifs  (nutrimax), des médicaments   (wobenzym) et/ou des séances de bio stimulations au laser (en vue de faire disparaître les enflures et d’accélérer  la résorption des bleus).

Complications

Comme lors de toute autre opération, des complications peuvent survenir durant une rhinoplastie et durant la période postopératoire. Des difficultés ultérieures peuvent également survenir si les consignes données par le chirurgien ne sont pas respectées.

Complications pouvant survenir au cours de l’intervention

Lors de l’intervention elle-même, l’endommagement des tissus environnants est évité par une approche délicate et techniquement précise.  Un cautère est utilisé pour prévenir les saignements. Il s’agit d’un instrument chirurgical dont l’extrémité chauffée permet de fermer les vaisseaux sanguins après l’enlèvement des tissus. Sa mauvaise utilisation peut causer des brûlures des tissus. Celles-ci se guérissent alors difficilement et sont indésirables d’un point de vue esthétique. Dans le cas d’opérations post-traumatiques des blessures peuvent être causées sur les tissus avoisinants, telles que des saignements dans les orbites oculaires causant des troubles de la vue (soignés en collaboration avec un ophtalmologiste). Une autre complication possible est l’endommagement des glandes lacrymales en cas de développement d’une fistule pouvant atteindre les sinus.

Les traumatismes préalablement subis ont également un impact nocif sur les structures osseuses et cartilagineuses remodelées par le chirurgien (la régénération de tissus ayant été fracturés dans le passé est plus difficile). Lors d’une ostéotomie (procédure chirurgicale sur des os) différentes difformités peuvent apparaître, les trois plus importantes étant : les difformités « Rocker », « Open roof » et « Step ».  La première résulte d’une fracture d’un os crânien.  L’une des causes de l’apparition de difformités de type « Open roof »  est un mauvais rapprochement des segments latéraux de la paroi nasale. Un traitement négligent de ce type de difformités peut entraîner divers creux sur le coté du nez endommagé. Les difformités dites « Step » se caractérisent par de petites proéminences devant être corrigées par une opération. Une peau endommagée facilite la création de cicatrices non désirables. Ces cicatrices peuvent être rehaussées, élargies ou au contraire se rétracter. Aucune de ces variantes n’est souhaitable. 

Certains problèmes sont liés à un mauvais état général du patient. Par exemple des  saignements accrus sont souvent dus à une maladie congénitale (troubles de la coagulation du sang) ou une autre maladie dont souffre le patient lors de l’intervention (mauvais fonctionnement du foie) ou à la prise de médicament. C’est pourquoi il est nécessaire de notifier à votre chirurgien tous les produits pharmaceutiques que vous consommez. Même une simple aspirine peut aggraver les saignements.

Juste après l’opération, des problèmes respiratoires, une réaction anaphylactique (réaction allergique exacerbée par aux médicaments administrés durant l’opération) ou des troubles de la vue peuvent survenir. Ces risques sont similaires à ceux de toute autre opération.

Complications survenant peu après l’intervention

La plupart des complications de ce type concernent les plaies elles-mêmes. Celles-ci sont menacées d’infections (que l’usage de drainages et d’antibiotiques tente de prévenir), d’un relâchement des points de suture, de saignements et d’hématomes. La peau dans les régions proches et environnantes de la plaie peut réagir par une dermatite de contact (infection de la peau) et dans les pires des cas  (notamment après des interventions plus lourdes) une nécrose (mort des tissus devant être enlevés et pouvant entraîner des infections).

Chaque intervention est suivie de douleurs et d’enflures passagères. Les patients ayant subi une rhinoplastie peuvent également souffrir de troubles de l’odorat ou d’obstructions nasales, disparaissant le plus souvent d’eux-mêmes au cours de la réhabilitation postopératoire.

Les complications en chaîne sont également dangereuses. Des difficultés respiratoires engendrent chez les personnes souffrant de problèmes cardiaques un risque d’insuffisance cardiaque. Une infection d’une plaie peut également se propager dans l’organisme. Une atteinte du cerveau est source de risques très importants (tels que  des méningites, abcès du tissu nerveux ou thromboses). C’est pourquoi, en cas de mal de tête persistant, de crises soudaines d’épilepsie ou de fièvre vous devez avertir sans attendre votre médecin. Figure également parmi ces risques de complications postopératoires l’endocardite (inflammation des structures et de l’enveloppe interne du cœur, incluant les valves cardiaques). Une septicémie générale (syndrome de réponse inflammatoire systémique) peut mettre également la vie d’un patient en danger. Elle se développe par la pénétration de bactéries dans le sang et se manifeste peu de temps après l’opération.  Le taux de mortalité chez les personnes atteintes de septicémie générale est d’environ 11%. Les complications infectieuses touchent principalement les personnes souffrant de déficit immunitaire.

Des infections ou traumatismes préopératoires peuvent parfois entraîner un écoulement par le nez du liquide céphalorachidien s’échappant des méninges. Un tel écoulement doit être rapidement traité.

Complications postopératoires tardives

Ces complications touchent les régions du nez et des tissus environnants. Une mauvaise cicatrisation des plaies peut entraîner non seulement l’apparition de difformités (affaissements protubérances) mais également le développement de cicatrices hypertrophiques. Il s’agit d’un trouble de la cicatrisation se traduisant par la formation d’un bourrelet sur le lieu de la cicatrice, dû à une surproduction de tissu conjonctif à cet endroit. Divers rétrécissements postopératoires dans les sinus perturbent l’exercice des fonctions nasales. Le patient éprouve une plus grande difficulté à respirer du côté opéré. Un tel problème est généralement résolu par intervention chirurgicale comme dans le cas de perforations du septum ou de protubérances. Les substances grasses utilisées lors de l’opération peuvent provoquer à l’endroit où elles ont été injectées une infection et la formation de granulomes (tumeurs de nature inflammatoire constituées de tissu conjonctif particulièrement riche en vaisseaux et pénétrée par des cellules de diverses natures). Le plus souvent le chirurgien procède à leur ablation. Des kystes peuvent également se former.

Les patients ne sont pas toujours satisfaits des résultats de leur chirurgie plastique. Pour des raisons multiples, dans un faible pourcentage de cas, la difformité d’origine n’a pu être corrigée et dans les pires situations celle-ci est encore plus visible ou une nouvelle difformité est apparue. Il faut alors attendre au moins un an avant de pouvoir effectuer à une nouvelle intervention. Selon leur position, ces difformités affectent le tiers inférieur, central, ou supérieur du nez. Le plus souvent ces difformités consistent en des modifications d’angle, un élargissement ou un rétrécissement de la partie du nez concernée ou en une asymétrie. Parmi les complications spécifiquement liées à la pose d’un implant figurent la migration ou le relâchement de ce dernier. Des changements nécessitant une nouvelle chirurgie surviennent parfois au niveau de la pointe du nez en cas d’asymétrie ou de déficience unilatérale. Des complications postopératoires d’une rhinoplastie peuvent affecter d’autres régions du corps que le nez.  Peuvent notamment survenir des complications au niveau de la dentition (leur prévention est assurée par la coopération de l’équipe chirurgicale avec un stomatologue). Des sécrétions nasales dues probablement à un endommagement du système nerveux lors de l’opération peuvent également perturber l’alimentation d’un patient. Figurent parmi les autres complications postopératoires éventuelles : une réaction allergique à la pose d’un implant, un endommagement des glandes lacrymales (destruction ou écoulement de leur contenu dans les sinus) et un écoulement par le nez du liquide céphalorachidien s’échappant des méninges. Le risque de méningite ne doit également pas être exclu.

Certaines études indiquent que les patients fumeurs sont plus exposés à des risques de complications. Ce type d’intervention n’est pas recommandé dans le cas de sujets souffrant de maladies systémiques telles que le diabète insulinodépendant.

Psychisme et rhinoplastie

Des difficultés d’ordre psychique se font parfois jour chez un patient dès avant l’opération. Les appréhensions d’un patient concernant les résultats de son opération doivent faire l’objet d’un suivi attentif après l’intervention. Certains patients ont une phase de déprime. L’agressivité ou la colère peuvent apparaître chez des patients insatisfaits des résultats de leur chirurgie. Cette insatisfaction ne résulte pas nécessairement de  mauvais résultats de l’opération, elle peut également être engendrée par les attentes excessives du patient. La plupart des patients sont toutefois satisfaits du résultat de l’intervention et parfois leur état psychique et leur qualité de vie s’améliorent.

Comment choisir un bon chirurgien

Accordez vous suffisamment de temps pour choisir soigneusement la clinique et le chirurgien à qui vous accorderez votre confiance. Ne vous basez par sur les prix. Ce n’est pas forcément dans la clinique la plus chère et la plus renommée que vous trouverez le chirurgien avec lequel vous vous entendrez et auquel vous pourrez confier vos souhaits et attentes. Avec les établissements pratiquant des tarifs nettement plus bas qu’ailleurs, vous prenez le risque de ne pas être entouré(e) de tout le soin nécessaire à ce type d’opération. Renseignez-vous auprès de votre entourage ou dans les points d’information qui vous sont accessibles sur les services chirurgicaux pratiquant des rhinoplasties. Prenez rendez-vous dans deux ou trois de ces établissements. Leur visite vous permettra de déterminer en quoi ces établissements diffèrent et de juger du professionnalisme des chirurgiens et de la qualité de votre communication avec ces derniers. Ces visites n’alourdiront pas de manière sensible votre budget (le prix d’une consultation varie entre 300 et 1000 CZK). N’hésitez pas à demander à un chirurgien de vous indiquer quelles sont ses qualifications professionnelles. Choisissez un chirurgien spécialisé en chirurgie esthétique et bien expérimenté en rhinoplasties. N’hésitez pas non plus à demander à un chirurgien s’il effectue fréquemment des opérations de plastie nasale et demandez lui de vous montrer des photos de patients.

Combien de temps durent les effets d’une rhinoplastie ?

Les résultats d’une rhinoplastie sont définitifs mais leur processus de stabilisation n’est achevé qu’environ un an après l’opération.  
Ce texte a été rédigé avec l’aimable assistance du docteur  M.D. Tomáš Doležal

Avant-propos
La présente note vise à apporter aux personnes intéressées une première information sur différents types d’opérations de chirurgie plastique. En raison de la complexité du sujet et des évolutions constantes en ce domaine de la médecine, il importe de souligner que le contenu de cette page n'est qu'un guide complémentaire et ne doit être en aucune façon considéré comme solution de remplacement à une consultation personnelle et complète avec un chirurgien spécialiste.

Questions les plus fréquemment posées