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L’augmentation mammaire consiste à augmenter le volume de la poitrine par l’insertion d’implants en gel de silicone placés en position rétro-glandulaire (derrière la glande mammaire et devant le muscle grand pectoral) ou en position rétro-musculaire (derrière la glande mammaire et le muscle grand pectoral). L‘augmentation mammaire est une intervention pratiquée sous anesthésie générale et durant de 1 à 2 heures.

La demande d’augmentation mammaire

Chez certaines femmes les seins ne se sont pas développés ou insuffisamment. Il s’agit d’une véritable malformation du nom d’hypoplasie mammaire. Dans ce cas il peut y avoir une prise en charge par la Sécurité Sociale de l’augmentation mammaire.

Il en est de même pour une autre malformation due à l’absence de développement de la partie inférieure des seins, que l’on appelle seins tubéreux. Pour d’autres patientes le manque de volume des seins est apparu suite à une grossesse ou à une perte de poids importante. La demande d’augmentation mammaire chez des femmes désirant augmenter le volume de seins « normaux » est plutôt rare.

La pose d’implants mammaires peut être réalisée de différentes manières. Ces variations concernent les caractéristiques des implants, la voie d’abord par laquelle ils sont introduits et leur positionnement.

Le type de prothèses: ronde ou anatomique, Profil bas ou Profil bras, lisse ou texturée?

La plupart des prothèses mammaires posées actuellement sont remplies d’un gel de silicone. C’est un matériau parfaitement toléré par l’organisme, ne créant pas d’allergie. Il n’existe pas de phénomène de« rejet ». Sa consistance est souple et naturelle .

Ces prothèses en silicone sont très résistantes à la pression et à l’étirement. Il existe aussi des prothèses remplies de sérum physiologique ou d’hydrogel (gel d’eau). Le risque de coque serait moins important avec ces implants mais la consistance est moins naturelle. La paroi de la prothèse, elle-même en silicone, peut être lisse ou légèrement granuleuse, dite « texturée » . Le fait que la membrane soit texturée diminuerait le risque de coque. Les prothèses peuvent avoir une forme ronde ou bien en goutte d’eau.

Celles-ci, appelées prothèses anatomiques, sont plates à leur partie supérieure et de ce fait moins susceptibles d’être visibles dans la partie supérieure des seins. Ce type de prothèses peut être indiqué chez les personnes très minces notamment lorsque les prothèses sont placées sous la glande mammaire. Pour un même type de prothèses mammaires (ronde ou anatomique) il existe plusieurs formes, selon la base et la hauteur (projection) des prothèses. On distingue ainsi les prothèses à profil bas, moyen, haut et très haut.

Pour un même volume une prothèse à Profil haut donnera au sein une forme plus ronde qu’une prothèse à Profil bas. Les prothèses à Profil Haut sont le plus souvent utilisées chez les jeunes femmes à la peau bien ferme. Les prothèses à Profil moyen ou bas sont plutôt indiquées chez les femmes ayant une peau distendue après une ou plusieurs grossesses ou bien un amaigrissement important. Ces prothèses à base large permettent de remplir toute la base du sein. Il existe donc de nombreuses formes de prothèses.

Le choix du volume, de la forme (ronde ou anatomique) et du Profil des prothèses se fera en fonction de la morphologie de la patiente et de la forme de ses seins de façon à obtenir une augmentation mammaire naturelle, tout en prenant en considération le désir de la patiente.

La localisation des cicatrices

Pour introduire les prothèses mammaires il est nécessaire de faire une incision d’environ 4cm. Celle-ci peut être située sur le pourtour de l’aréole, au niveau de l’aisselle ou bien au niveau du sillon sous-mammaire. La voie aréolaire est plus souvent utilisée.

L’emplacement des prothèses

Les implants mammaires peuvent être placés derrière la glande mammaire ou bien derrière le muscle Grand Pectoral. Le positionnement des prothèses sous le muscle permet de dissimuler la partie supérieure de la prothèse puisque celle-ci est recouverte par le muscle. Ce procédé diminuerait aussi le risque de coque. Les suites opératoires sont plus douloureuses que lorsque les prothèses mammaires sont placées derrière la glande mammaire. La technique du Dual Plane,

mise au point il y a un peu plus de 15 ans, consiste en un positionnement « mixte ». La partie supérieure de la prothèse est recouverte par le muscle tandis que la partie inférieure est située en arrière de la glande. Les avantages des deux procédés sont ainsi réunis en une seule technique. On évite l’aspect bombé de la partie supérieure du sein et on a une partie inférieure du sein bien galbée.

En conclusion il existe de nombreux choix possibles qui concernent la forme des prothèses, la voie d’abord et le positionnement des prothèses. La meilleure technique n’existe pas. Chaque chirurgien a ses préférences selon son expérience et ses résultats.

Avant l’intervention

Avant la pose d’implants mammaires il y a habituellement deux consultations avec le chirugien. Cellles-ci permettront au chirurgien de décrire les différents aspects de l’intervention et de bien comprendre les attentes de la patiente. Il est nécessaire de passer une échographie mammaire ou une mammographie selon l’âge de la patiente.

L’intervention

L’augmentation mammaire est réalisée sous anesthésie générale. Le plus souvent les patientes passent une nuit à la clinique. Avant leur sortie, le lendemain de l’intervention, le pansement est changé et si un drain a été posé il est retiré. Les patientes appréhendent souvent ce moment et pourtant c’est peu douloureux et très bref.

Le drain est un petit tuyau qui est posé afin d’éviter l’accumulation de sang autour des prothèses et ainsi de diminuer le risque de coque. Une fois que le pansement fait au bloc opératoire a été changé la patiente met un soutien-gorge compressif ou un simple bandeau compressif. Ils ont pour principal objectif d’éviter le déplacement des prothèses.

Cette contention élastique sera maintenue jour et nuit pendant un mois. Il y aura par la suite deux pansements à une semaine d’intervalle. Il n’ y a pas de fils à enlever car généralement les fils utilisés sont résorbables.

Les suites opératoires

Les douleurs post-opératoires sont variables d’un personne à l’autre et plus importantes lorsque les prothèses ont été placées derrière le muscle. Elles sont soulagées par des antalgiques plus ou moins puissants et s’atténuent habituellement à partir du quatrième jour.

La reprise de l’activité professionnelle a généralement lieu une semaine après l’intervention. Il faut attendre un à trois mois pour reprendre une activité sportive selon le type de sport pratiqué et le positionnement des prothèses. Le délai est plus long lorsque les prothèses sont placées sous le muscle.

La patiente est habituellement revue en consultation à un mois, trois mois, six mois et un an de l’intervention pour suivre l’évolution de la cicatrice et de la forme des seins. Durant les premiers mois il existe un oedème (gonflement) et la peau est légèrement tendue. Le sein prendra sa forme définitive après une période variant de 6 mois à un an selon l’élasticité de la peau.

Après une augmentation mammaire il est possible d’allaiter car les prothèses, quelles soient en position rétromusculaire ou rétroglandulaire, sont toujours situées en arrière de la glande mammaire. Celle-ci reste donc fonctionnelle. La voie aréolaire n’a pas d’incidence sur la possibilité d’allaiter.

Complications

Comme après toute chirurgie il peut survenir un hématome ou une infection mais c’est peu fréquent. La principale complication spécifique à la pose d’implants mammaires est l’apparition d’une coque. La membrane qui se forme systématiquement autour de tout corps étranger introduit dans l’organisme peut dans certains cas comprimer la prothèse. Celle-ci étant souple elle va devenir ronde et ferme. C’est un phénomène rare. Lorsqu’il survient on enlève la coque en utilisant la voie d’abord qui a été utilisée lors de la pose des implants mammaires. Il n’ y a donc pas de cicatrices supplémentaires.

Evolution du résultat

La patiente est habituellement revue en consultation à un mois, trois mois, six mois et un an de l’intervention pour suivre l’évolution de la cicatrice et de la forme des seins. Durant le premier mois il existe un oedème (gonflement) et la peau est légèrement tendue. Le sein prendra sa forme définitive après une période variant de 6 mois à un an selon l’élasticité de la peau.

Après une augmentation mammaire il est possible d’allaiter car les prothèses, quelles soient en position rétromusculaire ou rétroglandulaire, sont toujours situées en arrière de la glande mammaire. Celle-ci reste donc fonctionnelle. La voie aréolaire n’a pas d’incidence sur la possibilité d’allaiter.

Pendant longtemps on a dit qu’il fallait changer les prothèses tous les dix ans et cette idée perdure. Il n’ y a pas de changement systématique des prothèses. Avec les années la membrane des prothèses s’use et de ce fait il peut se produire une rupture de la prothèse. Le gel de silicone des prothèses actuelles étant hypercohésif il ne va pas se répandre dans le sein dans l’organisme d’autant moins que la prothèse est entourée d’une capsule. Il n’ y a donc pas d’urgence à changer une prothèse rompue.

Alternative à la pose d’implants mammaires

Il existe une alternative à l’augmentation mammaire par la pose d’implants mammaires. C’est la réinjection de graisse au niveau des seins, appelée Lipofilling ou Lipostucture. L’augmentation de volume obtenue est équivalente à un bonnet si la patiente a une réserve graisseuse suffisamment importante. Le lipofilling peut être réalisé isolément ou bien en association avec la pose d’implants mammaires.

Prix de l’augmentation mammaire avec des prothèses mamaires

Le prix varie selon plusieurs éléments et notamment: la prise en charge ou non de l’augmentation par la Sécurité Sociale, le type des implants posés et la nature exacte de l’intervention. Il peut s’agir d’une première augmentation mammaire ou bien d’un remplacement d’implants mammaires avec éventuellement traitement d’une coque.

mise à jour: 14.01.2019

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